Station balnéaire réputée de notre territoire, tant pour ses plages que pour ses paysages peints par Gauguin, le Pouldu est un endroit où se cachent de nombreux trésors d’architecture, témoins de l’histoire de son développement au fil du temps.

Le Pouldu en BD

Quand Gauguin et ses amis artistes s’installent en 1889 dans l’établissement de Marie Henry, La buvette de la Plage, nous sommes loin de la station populaire d’aujourd’hui.

De grandes dunes de sable règnent sur la côte et seules quelques fermes, dispersées autour de petits hameaux, viennent habiller l’arrière-pays. En comparaison avec l’intense activité artistique de Pont-Aven, ville marchande, Le Pouldu apparaît sauvage et propice à la solitude.

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Peinte par Paul Gauguin, Paysage au Pouldu – La maison isolée, 1889

À cette époque, quelques maisons sont disséminées sur le chemin menant à la plage des Grands sables. Le tourisme balnéaire est à ses prémices, et l’endroit est seulement fréquenté par quelques notables de Quimperlé pour la balade. En 1875, un notaire de la Ville fait construire la première maison en bord de mer. Cette bâtisse, surnommée Pen Du ou la maison isolée, est flanquée d’un mur en pierre qui caparaçonne la falaise. Son allure de vaisseau de pierres échoué a inspiré de nombreux tableaux.

lechemindespeintresÀ la suite, l’une des premières villas à s’implanter est le Castel Treaz, le château de sable. Située à proximité de la plage, elle est commandée par Henry de Mauduit. En octobre 1889, Meyer de Haan y loue le second étage comme atelier de peinture. Un atelier qu’il partage avec son professeur Paul Gauguin à qui il paie le gîte et le couvert chez Marie Henry.

Sentant l’attrait touristique pour ce coin de Finistère, plusieurs projets d’hôtel vont s’implanter. En 1894, Alphonse Marrec se lance dans l’aventure avec l’Hôtel des bains.

La mode du balnéaire n’étant pas encore là, l’édifice est modeste et propose six chambres face à la mer. Mais douze ans plus tard, l’hôtel s’agrandit dans un style classique, avec en location soixante chambres. Son établissement est aussi le premier à installer des cabines sur la plage, et à proposer une bassine d’eau pour les pieds avant de regagner sa chambre, pour éliminer le sable.

Au début du XXe siècle, l’urbanisation s’étend et des projets, organisés en lotissement, sont lancés notamment le long de la rue du Philosophe Allain. Chaque maison est construite plus ou moins selon le même plan, mais elles ont aussi la particularité d’être ouvertes autant du côté mer que du côté campagne.

Durant l’entre-deux-guerres, le Pouldu est devenu une station balnéaire respectable. Les sept hôtels à proximité de la plage des Grands sables attirent une clientèle riche parisienne, belge ou anglaise.

LePouldu-GrandsSable
Le Pouldu, les Grands Sables de bon matin

Après la guerre, la station va s’étendre pour englober petit à petit les plages de Bellangenêt et du Kérou. Une urbanisation qui va se faire au prix du nivellement des dunes qui avait fait la réputation de la station.

En balade, vous rencontrerez sûrement les villas Nestour, la villa Avel Mor ou encore La Louisiane, qui vous feront voyager par leur nom évocateur. Pour la visite à pied sur le Chemin des peintres il faut passer à la Maison Musée du Pouldu.

Source : Mag16 Quimperlé Communauté

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