Les huîtres du Bélon

L’histoire de l’huître du Bélon

Messieurs de Solminihac et de Mauduit créèrent le premier établissement ostréicole à Bélon en 1864, suivis, quelques années plus tard, par Monsieur Gestalin. Ce dernier lança l’appellation « Bélon » en 1885 qui ne tarda pas à obtenir une belle renommée dans le monde entier. Aujourd’hui, le Bélon est un lieu d’affinage et d’expédition. L’affinage est le stade ultime de l’élevage qui donne à l’huître du Bélon son goût de noisette si recherché. Plusieurs exploitations d’ostréiculteurs reconnus pour la qualité de leurs huîtres, reprises de générations en générations, exportent aujourd’hui bien au-delà de nos frontières.

Le goût spécifique de l’huître de Bélon

Huîtres plates de Bélon
Huîtres plates de Bélon

L’huître plate de Bélon, affinée en rivière de Bélon, révèle toute une série de nuances, d’habitude annihilées par le goût du sel dans l’huître de pleine mer.

Elle fait partie des mets fameux, tel le caviar, le très bon vin, la truffe ou le bon chocolat qui ont en commun un goût évolutif, à savoir :

  • Un premier goût quand on la met en bouche.
  • Un deuxième goût quand on la croque.
  • Un troisième goût quand on l’avale, suivi d’une rémanence de parfum très importante qui produit l’enchantement. On parle souvent d’un petit goût de noisette de l’huître de Bélon.

Bienfaits pour la santé

On distingue deux grands familles d’huîtres : les plates et les creuses. Chacune comprend une centaine d’espèces. Excellente source de protéines et d’oméga 3, ce fruit de mer offre des teneurs exceptionnelles en vitamine B12, minéraux et oligo-éléments.
L’huître est riche en protéines et en lipides.

Ces derniers comptent une majorité d’acides gras polyinsaturés dont les effets bénéfiques sur la santé sont largement reconnus.

Elle constitue une excellente source de vitamines du groupe B, notamment B12 et B3 (ou PP).

Une portion de 100 g fournit près de huit fois l’apport nutritionnel conseillé par jour pour un adulte en vitamine B12 ; et près de 20 % de l’apport conseillé en vitamine B3. Elle apporte également de la vitamine A et de la provitamine A, ainsi que de la vitamine E.

L’huître présente enfin d’importantes concentrations en minéraux et oligo-éléments. Une portion de 100 grammes assure environ huit fois l’apport nutritionnel conseillé par jour pour un adulte en zinc ; près du double l’apport recommandé en cuivre ; environ 80% de l’apport conseillé en fer et 20% de l’apport conseillé en phosphore.

Dégustation avec vue sur la ria

Aux Huitrières du Château du Béton, vous pouvez vous Installer sur une des tables en face de la magnifique vue donnant sur l’embouchure de la rivière pour déguster les huîtres de Bélon, le tout accompagné d’une bouteille de vin blanc, de pain, de beurre et de citron. Il est aussi possible d’emporter votre pique-nique.

dégustation
Dégustation avec vue sur la ria

Exemple de dégustation:

  • 6 plates N°4 et pain, beurre, citron : 6 €.
  • 12 creuses moyenne et pain, beurre, citron : 10,50 €.

Pour agrémenter votre dégustation, vous pouvez choisir du Muscadet, avec modération bien évidemment.

Les grandes marées et la pêche à pied

Gratuite et familiale, la pêche à pied a tout pour plaire. Avant de se lancer à l’assaut des coquillages et crustacés à l’occasion des grandes marées voici nos conseils et bons plans.

C’est quoi une grande marée ?

Une marée est une variation du niveau de la mer due à l’action gravitationnelle de la Lune et du Soleil, astres dont les mouvements peuvent être calculés avec précision sur des périodes de plusieurs centaines, voire de plusieurs milliers d’années !

Les « grandes marées » ou « vives-eaux » ont lieu deux fois par mois : cela correspond aux deux périodes où la lune et le soleil sont alignés par rapport à la Terre. On parle généralement de grande marée lorsque le coefficient des marées est supérieur à 90. Et le coefficient de marée pour la France entière est calculé sur la base du port de Brest et fournies par le port le SHOM.

Vous pouvez retrouver les marées de notre côte sur le site du SHOM.

Les bons coins

Il existe plusieurs coins de pêche à pied en pays de Quimperlé :

  • À Clohars-Carnoët, il est conseillé de chercher du côté des petites criques de Porz Guerec, Porz Castel, Porsac’h ou la Roche percée.
  • À Moëlan-sur-Mer, les sites de la pointe de Kersecol ou Baz Couz à Merrien sont prisés, de même que Malachape à Brigneau, Trénez ou l’anse du Gorgen coté Belon.
  • À Riec-sur-Belon, la plage de Quésteland ou l’anse de Saint-Léger, sur la rivière du Belon sont appréciées des pêcheurs à pied.

 

Que ramasse-t-on sur nos côtes ?

Dans les mares ou dans les algues, on pêchera des crevettes ou des bouquets à l’épuisette.

Aux embouchures des rias, il est possible de trouver des huîtres, des moules ou des bigorneaux. Pour les coques, palourdes et pieds de couteau, la ria du Belon est idéale.

Les plus sportifs iront soulever les cailloux à la recherche des crabes, étrilles ou tourteaux principalement. Sur les rochers, il est facile de pêcher des berniques à l’aide d’un couteau.

On trouve aussi des variétés d’algues comestibles, laitue de mer, dulse ou encore nori et kombu bien connues des amateurs de cuisine japonaise.

Les règles de bon sens

En premier lieu, il est important de respecter le milieu marin en laissant l’estran tel qu’on l’a trouvé. Toujours remettre les cailloux soulevés à leur emplacement. Pour la pêche à la palourde, ne pas labourer les sols au râteau. L’estran n’est pas un dépotoir, reprenez vos déchets avec vous : sacs plastiques, mégots, canettes, bouteilles, mouchoirs en papier seront mieux dans votre poubelle. Et si le cœur vous en dit, vous pouvez venir nous aider tout au long de l’année pour nettoyer la côte avec l’association Preserv’Action.

Attention à bien anticiper la remontée de la marée pour ne pas se laisser encercler par les eaux. Ne jamais partir seul, prévenez votre entourage de votre lieu de pêche avant de partir. Prendre un équipement adapté, bottes ou vieilles baskets, la pêche pieds nus est à proscrire.

Manger sa pêche rapidement ,dans les 24 heures, voici quelques idées de recettes. Pour la conserver fraîche, on peut la garder au frais en la recouvrant d’une poignée d’algues ramassées sur les rochers. 

La réglementation

La taille des prises est réglementée. 4 cm minimum pour les palourdes et 6,5 cm pour les étrilles par exemple. Le poids de la pêche est également limité. Certaines zones connaissent des interdictions temporaires de pêche pour cause d’insalubrité. 

Pratique

Se renseigner auprès des mairies concernées pour les interdictions de pêche ou directement à la direction départementale de la protection de la population au 02.98.64.36.36.

Pour prévenir le risque sanitaire lié à la consommation de coquillages, l’ARS Bretagne et Ifremer ont aussi mis en place un site pecheapied-responsable.fr mettant à disposition du public une information complète et actualisée à l’échelle de la Bretagne, qui permet aux pêcheurs de s’informer.

Pour les réglementations sur les tailles de capture, renseignements dans les offices de tourisme.

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Voir aussi le Guide des bonnes pratiques de toutes les pêches en mer : du bord, à pied et en bateau diffusé par la ville de Riec-sur-Belon.

Si vous avez besoin d’un petit mode d’emploi pour le choix chez les ostréiculteurs pour déguster des huîtres entre la Ria du Bélon et la Ria de Merrien, consultez le Guide de survie de l’amateur d’huître.

Et ensuite comment les cuisiner ?

Noms des coquillages

Les bigorneaux

Collés à la paroi des rochers, souvent cachés sous les algues, les bigorneaux se détachent facilement à la main. Gare à ne pas confondre avec les littorines, à la coquille plus claire (jaune, verte, rose), qui sont immangeables.

Cuisson : rincer les bigorneaux. Les couvrir d’eau froide salée (30 g de gros sel gris par litre). Ajoutez un tour de moulin à poivre, éventuellement du laurier, du thym… Porter à ébullition à feu doux. Éteindre dès qu’apparaissent les petits bouillons, laisser 5 min dans l’eau chaude et égoutter.

À déguster à l’apéro, en entrée ou étalés sur une tartine de pain au beurre salé.

Les palourdes

Les palourdes se repèrent grâce au trou qu’elles laissent à la surface, sur le sable : deux petits trous pour le mâle ou en forme de huit pour la femelle. Elles se cachent plus profondément que les coques (8 à 12 cm). Il faut donc prévoir une pelle ou un râteau.

Cuisson : faire dégorger dans de l’eau de mer (une nuit) pour libérer le sable. Cuire 3-4 min à feu vif dans une poêle ou un faitout en remuant jusqu’à ce que tous les coquillages soient ouverts.

On peut soit les faire revenir dans un mélange de beurre salé, échalottes, ail, persil, vin blanc ; soit les cuire au naturel pour les cuisiner à sa guise (dans un plat de pâtes, un mélange de légumes…) ou les faire gratiner ensuite au four (3-4 min à 250° C) avec une persillade.

Pour une persillade de 30 palourdes : 150 g de beurre, 2 gousses d’ail, un bouquet de persil, un demi citron, du sel et du poivre.

Les bons coins de pêche à pied de l’Office de Tourisme Quimperlé Terre Océane