Le port de Merrien

Terre de contraste, la ria de Merrien est une étonnante mosaïque entre océan, lande et rivière qui compose un tableau unique :

  • Rive gauche : le port avec ses activités humaines, ses maisons traditionnelles, ses ajoncs …
  • Rive droite : avec ses petites plages qui parsèment la rivière, son écrin de forêt, sa maison des douaniers …
Port de Merrien
Port de Merrien vue de la rive droite

« Ce petit coin de territoire mérite vraiment d’être connu. C’est encore sauvage, c’est une balade très agréable, souligne Marcel Le Pennec, maire de Moëlan-sur-Mer. De la pointe de Kersecol, rive droite vous avez un point de vue superbe sur la côte morbihannaise et l’île de Groix, et vers l’est un point de vue sur l’entrée de la ria et la côte de Brigneau ».

Blotti et protégé par la pointe de Coguen, le port de Merrien a connu ses heures de gloire au XIXe siècle avec la présence d’une conserverie construite en 1876. Une vingtaine de chaloupes alimentaient celle-ci en poissons du littoral (sardines, maquereaux, thons). La cale de Merrien date de cette époque et permettait de débarquer facilement les produits de la pêche. Aujourd’hui, la conserverie a disparu comme toute activité professionnelle de pêche. Sur son ancien emplacement, se dressent les bâtiments ostréicoles de la famille Kermagoret.

Sentier côtier Merrien
Sentier côtier Merrien

Et oui, car l’activité ostréicole, toujours représentée par deux exploitants sur la ria (la deuxième c’est Isabelle Morvan), est présente depuis 1860. Prosper Avice, comte de Mongon, maire de Moëlan, obtint à cette date l’autorisation d’établir un parc à huîtres dans la ria de Merrien, dans une petite crique située sur la rive droite, en dessous de son château de Plaçamen. C’est le début de l’huître de Merrien, petit bijou façonné par l’eau douce et l’eau de mer.

Sur cette rive droite, le sentier des douaniers permet de découvrir le verger de Kermerrien, qui a donné son nom à une pomme, le sémaphore de Merrien, surplombant la plage du Comte, pour finir à la maison des douaniers. Cette bâtisse au toit en escalier abritait au XVIIIe siècle les gardes pour la surveillance des côtes face aux Anglais ou contrebandiers.

La maison des douaniers
La maison des douaniers à la pointe de la rive droite de Merrien

La rive droite présente un aspect bien différent de sa voisine de gauche. Les rives sont arborées de feuillus majestueux depuis le moulin l’Abbé, pour laisser place à une lande littorale sur la partie côtière. « L’extraordinaire beauté des lieux, la géomorphologie, les paysages et la biodiversité exceptionnelle ont déterminé le choix du Conservatoire du littoral à acquérir en 1977, pour la première fois en Bretagne, un espace de 64,82 ha dénommé presqu’île de Merrien », précise M. Le Pennec.

Une Balade au bois de Plaçamen, pour que la ria vous livre les secrets de sa rive droite. Les lieux à découvrir sur la carte de course d’orientation sont entourés et numérotés, vous y trouverez une borne en bois munie d’une pince pour poinçonner. Grâce à un texte et à une photo vous découvrirez à cet endroit une information ou un élément caractéristique du site, poinçonnez la carte dans la case de la question, et comparez le poinçon obtenu, vous obtiendrez la réponse à la question. Faites le parcours à votre allure, dans l’ordre qui vous convient et dans le respect de l’environnement.

Carte Brigneau Merrien Doelan
La carte Brigneau-Merrien-Doëlan, les ports de la côte sud de Moëlan.

Protégée au titre des Espaces Naturels Sensibles, toute cette zone bénéficie d’une attention particulière de la part de tous les propriétaires et usagers. Depuis 2016, Quimperlé Communauté s’inscrit dans ce projet en coordonnant la gestion des Espaces Naturels Sensibles pour l’optimisation de l’entretien et la valorisation de ces espaces.

Source : Quimperlé Communauté Mag 16 n° 29

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Les grandes marées et la pêche à pied

Gratuite et familiale, la pêche à pied a tout pour plaire. Avant de se lancer à l’assaut des coquillages et crustacés à l’occasion des grandes marées voici nos conseils et bons plans.

C’est quoi une grande marée

Une marée est une variation du niveau de la mer due à l’action gravitationnelle de la Lune et du Soleil, astres dont les mouvements peuvent être calculés avec précision sur des périodes de plusieurs centaines, voire de plusieurs milliers d’années !

Les « grandes marées » ou « vives-eaux » ont lieu deux fois par mois : cela correspond aux deux périodes où la lune et le soleil sont alignés par rapport à la Terre. On parle généralement de grande marée lorsque le coefficient des marées est supérieur à 90. Et le coefficient de marée pour la France entière est calculé sur la base du port de Brest et fournies par le port le SHOM.

Vous pouvez retrouver les marées de notre côte sur le site du SHOM.

Les bons coins

Il existe plusieurs coins de pêche à pied en pays de Quimperlé :

  • À Clohars-Carnoët, il est conseillé de chercher du côté des petites criques de Porz Guerec, Porz Castel, Porsac’h ou la Roche percée.
  • À Moëlan-sur-Mer, les sites de la pointe de Kersecol ou Baz Couz à Merrien sont prisés, de même que Malachape à Brigneau, Trénez ou l’anse du Gorgen coté Belon.
  • À Riec-sur-Belon, la plage de Quésteland ou l’anse de Saint-Léger, sur la rivière du Belon sont appréciées des pêcheurs à pied.

Que ramasse-t-on sur nos côtes ?

Dans les mares ou dans les algues, on pêchera des crevettes ou des bouquets à l’épuisette.

Aux embouchures des rias, il est possible de trouver des huîtres, des moules ou des bigorneaux. Pour les coques, palourdes et pieds de couteau, la ria du Belon est idéale.

Les plus sportifs iront soulever les cailloux à la recherche des crabes, étrilles ou tourteaux principalement. Sur les rochers, il est facile de pêcher des berniques à l’aide d’un couteau.

On trouve aussi des variétés d’algues comestibles, laitue de mer, dulse ou encore nori et kombu bien connues des amateurs de cuisine japonaise.

Les règles de bon sens

En premier lieu, il est important de respecter le milieu marin en laissant l’estran tel qu’on l’a trouvé. Toujours remettre les cailloux soulevés à leur emplacement. Pour la pêche à la palourde, ne pas labourer les sols au râteau. L’estran n’est pas un dépotoir, reprenez vos déchets avec vous : sacs plastiques, mégots, canettes, bouteilles, mouchoirs en papier seront mieux dans votre poubelle. Et si le cœur vous en dit, vous pouvez venir nous aider tout au long de l’année pour nettoyer la côte avec l’association Preserv’Action.

Attention à bien anticiper la remontée de la marée pour ne pas se laisser encercler par les eaux. Ne jamais partir seul, prévenez votre entourage de votre lieu de pêche avant de partir. Prendre un équipement adapté, bottes ou vieilles baskets, la pêche pieds nus est à proscrire.

Manger sa pêche rapidement ,dans les 24 heures, voici quelques idées de recettes. Pour la conserver fraîche, on peut la garder au frais en la recouvrant d’une poignée d’algues ramassées sur les rochers. 

La réglementation

La taille des prises est réglementée. 4 cm minimum pour les palourdes et 6,5 cm pour les étrilles par exemple. Le poids de la pêche est également limité. Certaines zones connaissent des interdictions temporaires de pêche pour cause d’insalubrité. 

Pratique

Se renseigner auprès des mairies concernées pour les interdictions de pêche ou directement à la direction départementale de la protection de la population au 02.98.64.36.36.

Pour prévenir le risque sanitaire lié à la consommation de coquillages, l’ARS Bretagne et Ifremer ont aussi mis en place un site pecheapied-responsable.fr mettant à disposition du public une information complète et actualisée à l’échelle de la Bretagne, qui permet aux pêcheurs de s’informer.

Pour les réglementations sur les tailles de capture, renseignements dans les offices de tourisme.

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Voir aussi le Guide des bonnes pratiques de toutes les pêches en mer : du bord, à pied et en bateau diffusé par la ville de Riec-sur-Belon.

Si vous avez besoin d’un petit mode d’emploi pour le choix chez les ostréiculteurs pour déguster des huîtres entre la Ria du Bélon et la Ria de Merrien, consultez le Guide de survie de l’amateur d’huître.

Et ensuite comment les cuisiner ?

Noms des coquillages

Les bigorneaux

Collés à la paroi des rochers, souvent cachés sous les algues, les bigorneaux se détachent facilement à la main. Gare à ne pas confondre avec les littorines, à la coquille plus claire (jaune, verte, rose), qui sont immangeables.

Cuisson : rincer les bigorneaux. Les couvrir d’eau froide salée (30 g de gros sel gris par litre). Ajoutez un tour de moulin à poivre, éventuellement du laurier, du thym… Porter à ébullition à feu doux. Éteindre dès qu’apparaissent les petits bouillons, laisser 5 min dans l’eau chaude et égoutter.

À déguster à l’apéro, en entrée ou étalés sur une tartine de pain au beurre salé.

Les palourdes

Les palourdes se repèrent grâce au trou qu’elles laissent à la surface, sur le sable : deux petits trous pour le mâle ou en forme de huit pour la femelle. Elles se cachent plus profondément que les coques (8 à 12 cm). Il faut donc prévoir une pelle ou un râteau.

Cuisson : faire dégorger dans de l’eau de mer (une nuit) pour libérer le sable. Cuire 3-4 min à feu vif dans une poêle ou un faitout en remuant jusqu’à ce que tous les coquillages soient ouverts.

On peut soit les faire revenir dans un mélange de beurre salé, échalottes, ail, persil, vin blanc ; soit les cuire au naturel pour les cuisiner à sa guise (dans un plat de pâtes, un mélange de légumes…) ou les faire gratiner ensuite au four (3-4 min à 250° C) avec une persillade.

Pour une persillade de 30 palourdes : 150 g de beurre, 2 gousses d’ail, un bouquet de persil, un demi citron, du sel et du poivre.

 

Concarneau et sa ville close

À la fois parmi les plus grands ports de pêche français et ville d’art et d’histoire, Concarneau voit le décor bigarré de ses docks côtoyer celui de son étonnante ville close, dont les remparts ont été élevés au XIVème siècle. Un circuit de visite proposé par l’Office de Tourisme vous fera découvrir toute l’histoire de cette belle ville.

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Concarneau est tout entière dédiée à la mer, dotée d’un excellent musée de la Pêche et d’un Marinarium, elle offre également une agréable façade balnéaire faite de petites criques et de longues plages de sable blanc comme par exemple celle du Cabellou.

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Pour plus d’information visitez le site de l’Office de Tourisme de Concarneau.

Voici une carte pour organiser votre visite :

Infos pratiques : Pour le stationnement des véhicules, le plus simple est de laisser la voiture sur le parking de la gare, ensuite de descendre à pied l’avenue de la Gare pour rejoindre le port et la ville close tout juste à 10 minutes de marche.